Sauramps attend sa cession pour reprendre son souffle

Depuis le 13 mars dernier, la librairie Sauramps est mise en redressement judiciaire qui devrait aboutir normalement à une cession de ses activités au repreneur qui présente le plus de garanties pour maintenir son activité en marche. Quant aux salariés, l’espérance est plutôt grande puisqu’ils estiment que la librairie intéresse beaucoup de monde et des offres de rachat devront arriver bientôt. Entre la crise du moment et l’espoir pour une reprise effective, Sauramps est en sursis jusqu’à nouvel ordre.

La mise en redressement de Sauramps

Comme nous l’explique l’expert en administration judiciaire, Philippe Jeannerot, la procédure de redressement judiciaire intervient quand il y a une cessation de paiements et l’entreprise est contrainte de régler ses dettes. C’est là que le tribunal de commerce lui désigne un administrateur pour l’aider à garder sa production et rétablir sa situation. « A défaut, il y aura ou bien cession, ou bien liquidation judiciaire », explique Philippe Jeannerot.

Pour le cas de Sauramps, le tribunal de commerce de Montpellier l’a mis en redressement en lui désignant le mandataire ad hoc, Me Blanc comme administrateur judiciaire. En effet, ladite mission ad hoc a indiqué l’absence d’une offre de reprise de la librairie qui emploie 140 salariés. Ces derniers s’interrogent déjà quant au futur de leur entreprise et si certaines de ses filiales feront objet d’un plan de sauvegarde dans le futur. Réponse immédiate : ce sont les quatre entités du groupe qui sont inclus dans cette procédure à savoir le site d’Alès, l’Oldysseum, le site de Montpellier Triangle et la holding Mosaïque.

L’espoir des salariés

Si la situation de la libraire est encore floue, les salariés sont plutôt soulagés. C’est leur représentant qui vient de le confirmer en avouant que des offres pourront venir vite et qu’une cession pourrait se réaliser à la mi-juin.

« C’est curieux à dire, mais on est presque soulagés que l’entreprise soit entre les mains de l’administrateur qui, en plus, connaît bien le dossier. Il y aura nécessité de garantir l’intérêt de l’emploi. On sait qu’il y aura pléthore de candidats. Peut-être pas pour reprendre l’ensemble, mais beaucoup de monde s’intéresse à Sauramps depuis plusieurs années » explique Julien Domergue, le porte-parole du personnel. Pour eux, l’entreprise dispose des qualités requises pour intéresser les repreneurs, mais il faut assurer cette période critique où il faudrait payer les éditeurs au comptant pour que l’activité de la librairie persiste.

Entre ces aller-retours, Sauramps est donc condamnée à attendre des offres de reprises pour se relancer de nouveau.